L’Écoquartier
Pour comprendre la genèse de ce qui se nomme aujourd’hui « l’écoquartier de l’Arsenal », il faut remonter à la Première Guerre mondiale, quand ces terrains occupés par des paysans cultivateurs de céréales et de produits maraîchers cédèrent la place à l’industrie militaire.
« Les Docks de Rueil », comme ils s’appellent alors, abritent des activités de montage d’artillerie et de chars de combat ainsi que des ateliers de réparation et de mécanique et d’optique. Après la Seconde Guerre mondiale, le site se dote même d’une école professionnelle. L’Otan s’y établit dans les années 1960-1970, pour y développer un système performant de missiles de défense aérienne. Le projet est finalement abandonné et Renault, implantée sur le Plateau dès 1952, achète une partie des terrains à l’Armée pour agrandir son centre technique.
Quand le constructeur automobile annonce son départ (qui s’étire entre 1994 et les années 2010), la page industrielle est tournée ! Lorsque la perspective de l’installation d’une gare du nouveau réseau de métro se profile, la Ville saisit l’opportunité : elle achète la friche industrielle (appartenant en partie à l’Otan et en partie à Renaut) pour y créer un écoquartier, un concept novateur, né à la fin du XXe siècle, qui permet d’accueillir, dans une démarche équilibrée et respectueuse de la planète, un ensemble de logements, de commerces, de bureaux et d’équipements publics.
L’écoquartier de l’Arsenal n’est pas organisé comme les autres villages. Cependant, un « conseil citoyen » a été créé avec les mêmes ambitions de démocratie participative. Il s’agit d’un réseau ouvert à tous les habitants afin qu’ils puissent s’approprier leur nouveau quartier et faire émerger aussi des projets d’intérêt général. Tout le monde peut rejoindre le « conseil citoyen » en s’inscrivant sur la plateforme jaimerueiljeparticipe.fr .
La métamorphose
Lancé en 2014, le projet de l’écoquartier de l’Arsenal a été conçu avec l’ambition de transformer une friche industrielle en un quartier durable, vivant et connecté, prévu pour accueillir 2 500 logements. Situé à cheval sur les villages Plateau, Coteaux et Mont-Valérien, il se veut un prolongement harmonieux de la ville, une nouvelle centralité urbaine ouverte à tous les Rueillois.