Adoption d’un chat : les informations importantes à connaître
Comme chaque printemps, les annonces de dons de chatons ou de chats adultes fleurissent sur les réseaux sociaux ou par le biais d’annonces.
Depuis le 1er janvier 2016, la loi définit toute personne vendant un chiot ou chaton issu d’une de ses/de sa femelle(s) comme éleveur.
À ce titre, si vous souhaitez vendre un chat ou un chaton, vous devez impérativement bénéficier d’un numéro de SIREN, à demander auprès de la chambre d’agriculture de votre département. Seuls les animaux de plus de 8 semaines et identifiés peuvent être cédés (donnés ou vendus).
Pour publier une annonce de cession à titre GRATUIT ou onéreux de chiens ou de chats, il est désormais nécessaire d’indiquer :
- le numéro de SIREN (s’il s’agit d’une vente)
- la mention “gratuit” s’il s’agit d’un don
- l’âge des animaux
- le numéro d’identification de l’animal ou celui de sa mère
- le nombre d’animaux de la portée
- l’inscription ou non à un livre généalogique (mention “LOF” ou “LOOF” ou, sinon “type”)
Lors de la cession, vous devez également remettre à l’acquéreur une attestation de cession, un document d’information sur les caractéristiques et besoins de l’animal et un certificat vétérinaire attestant du bon état sanitaire de l’animal, ainsi que son document d’identification. Il est important à noter que tous les bénéfices des ventes, dès le premier animal vendu, sont soumis à l’impôt sur le revenu au titre des bénéfices non commerciaux (BNC) et doivent faire l’objet d’une déclaration.
Attention : L’acquisition d’un chien ou d’un chat nécessite de connaître sa provenance. Malgré la vigilance des services compétents, certaines importations sont encore réalisées dans des conditions douteuses. La vigilance doit être accrue sur Internet et les annonces de journaux gratuits : beaucoup d’animaux sont issus de trafics illicites. Méfiez-vous également des annonces imprécises ou anonymes dans lesquelles ne figurent ni les coordonnées professionnelles de l’éleveur (numéro SIRET), ni le numéro d’identification du chiot ou de sa mère, qui sont des mentions obligatoires imposées par la loi. La meilleure garantie contre le trafic est de pouvoir voir le chiot ou le chaton avec sa mère.
Adopter un animal est un acte réfléchi qui vous engage sur de nombreuses années. C’est un être vivant qui mérite du temps, de l’attention et de l’amour. Adopter est un acte responsable, il nécessite un budget pour la nourriture, les soins mais aussi un choix de vie (le sortir plusieurs fois par jour, prévoir pour les vacances). Pensez-y, et soyez sûr qu’en adoptant vous ferez le bonheur d’un chien, d’un chat et le vôtre !
Pourquoi ne faut-il pas nourrir les animaux sauvages ?
Il est parfois tentant de mettre un peu de pain rassis de côté, puis d’aller nourrir les oiseaux rencontrés en bords de Seine, ou encore à l’étang de Saint-Cucufa. Si cette pratique naît généralement d’un bon sentiment, cela s’avère néfaste pour la santé, le comportement et l’environnement de ces espèces sauvages.
Aller nourrir les animaux est parfois un moyen d’entrer en contact avec eux, de s’en approcher de plus près pour mieux les observer. Mais en réalité, cette activité met en danger la faune sauvage sédentaire ou de passage, et vient déséquilibrer des écosystèmes parfois fragiles.
L’ensemble des oiseaux présents sur notre territoire (cygnes, canards, bernaches, etc.) sont des animaux sauvages. Certains d’entre eux sont migrateurs. S’ils s’installent dans notre commune, c’est qu’ils y trouvent naturellement tout ce dont ils ont besoin pour s’alimenter, se reproduire et élever leurs petits. En effet, les nombreux espaces verts regorgent de nourriture variée (insectes, larves, graines, plantes diverses) et les oiseaux d’eau profitent de la richesse des plans d’eau (petits poissons, algues). Toute cette nourriture leur apporte protéines et minéraux essentiels à leur santé, contrairement au pain qui ne fait que les rassasier sans aucun apport nutritionnel.
Nourrir les animaux sauvages entraine de nombreux problèmes :
- Dangereux pour la santé de la faune sauvage : le pain et ses dérivés (brioche, biscottes), principalement composés de sucre et de sel, rendent les oiseaux malades (graves problèmes intestinaux, voire jusqu’à entrainer une malformation des ailes et des difficultés de reproduction). Par ailleurs, la distribution du pain à un endroit attire un grand nombre d’individus d’espèces différentes, ce qui favorise la transmission de maladies et de virus entre eux.
- Dangereux pour leur comportement naturel : le fait de nourrir des animaux sauvages crée une dépendance à l’être humain qui les empêche de rechercher une alimentation par eux-mêmes. Le phénomène est encore plus marqué chez les juvéniles. Les impacts biologiques peuvent être importants chez les oiseaux migrateurs qui perdent leur instinct de migration lorsque la nourriture est disponible toute l’année. Ils deviennent alors totalement dépendants de cette alimentation artificielle et peuvent se trouver dans une situation mortelle lors de grands froids.
- Impact négatif sur l’environnement : la nourriture non consommée par les animaux s’accumule au fond de l’eau des bassins, devient alors source de développement de maladies parfois mortelles pour la faune et d’appauvrissement de l’oxygénation de l’eau. Enfin, le pain peut favoriser le développement d’espèces prédatrices omnivores, comme par exemple les rats et les corneilles, qui s’attaquent également aux œufs et aux couvées des oiseaux sauvages.
Si vous appréciez la biodiversité rueilloise, privilégiez une observation à distance, sans interférer. En prenant le temps de vous asseoir, en observant leurs comportements, vous pourrez apprendre beaucoup sur ces animaux sauvages.
Eté : les bons gestes à adopter
Coup de chaleur
Nos compagnons régulent mal leur température. En effet, dépourvus de glandes sudoripares, ils ne peuvent que haleter. Ils sont donc sensibles aux fortes chaleurs, particulièrement les chiens séniors, brachycéphales (ceux aux museaux aplatis) ou cardiaques. Il ne faut donc jamais les laisser dans une voiture stationnée, même à l’ombre et même fenêtres ouvertes ! Des accidents tragiques ont lieu chaque année.
Il faut également éviter les sorties aux heures les plus chaudes et prévoir une gourde-gamelle pour proposer à boire à votre loulou en balade.
Epillets
Les balades à la campagne sont de bons moments de complicité avec nos chiens. Mais le temps sec et la multiplication des espaces verts, sans traitement de mauvaises herbes, favorisent la présence des graminées et avec elles, les inévitables épillets. Ces petits végétaux sont de véritables plaies qui viennent se loger entre les doigts et les coussinets, dans les oreilles, dans les yeux voire dans la bouche ! A l’origine d’abcès, ils sont très douloureux et provoquent par leur progression des lésions considérables. Il faut bien « éplucher » son chien au retour de la promenade afin de les retirer si besoin.
Puces/tiques et aoûtats
Les parasites aussi font partie des vacances. Outre la possible transmission de maladies, ils provoquent inconfort et lésions de la peau. N’oubliez pas de traiter votre animal et demandez conseil à votre vétérinaire pour le choix du produit le plus adapté pour lui !
Phlébotomes et leishmaniose
Dans le sud de la France, ces insectes, qui ressemblent à leurs cousins les moustiques, transmettent une maladie appelée leishmaniose. Une fois contaminé, le chien reste porteur avec des phases d’expression de la maladie qui peuvent associer divers symptômes. Un vaccin existe pour les chiens les plus exposés et plusieurs traitements contre les parasites externes comportent une protection contre les phlébotomes.
Voyage et stress
Certains de nos animaux supportent moins bien le voyage en voiture et s’ingénient à nous le faire comprendre par toutes sortes de manifestations plus désagréables les unes que les autres. N’hésitez pas à solliciter votre vétérinaire ! Différentes solutions existent pour limiter le stress et ses effets secondaires quelque soit l’âge de votre animal.
Trousse de secours
Faites une petite place dans la valise pour le carnet de santé de votre compagnon, éventuellement son traitement habituel, et ces petites choses qui sont bien utiles : compresses, bande, antiseptique, pince à tique et pince à épiler.