Comment la mesure visant à éviter la commission d’un acte terroriste est-elle décidée ?
Lorsqu’il estime que la situation du condamné justifie le prononcé d’une mesure judiciaire de prévention de la commission d’actes terroristes , le procureur de la République antiterroriste saisit :
Il leur communique tous les éléments concernant les mesures qui pourraient être mises en place pour favoriser la réinsertion du condamné.
La commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté examine l’état de dangerosité du condamné et sa capacité à se réinsérer. L’auteur de l’infraction est placé dans un service spécialisé chargé de l’observation des personnes détenues pour une durée de 6 semaines.
Puis un débat contradictoire est organisé devant le Tap de Paris.
Lors de cette audience, le condamné doit être présent et être assisté d’un avocat. Ils peuvent faire des observations.
S’il l’estime nécessaire, le Tap de Paris ordonne la mesure judiciaire de prévention de la commission d’actes terroristes .
Une fois la décision prise, elle est notifiée au condamné.
Peut-on contester la décision fixant une mesure de prévention de la commission d’actes terroristes ?
La personne qui fait l’objet d’une mesure judiciaire de prévention de la commission d’actes terroristes peut faire appel de la décision qui a fixé cette mesure.
Le recours doit être fait auprès de la chambre de l’application des peines de la cour d’appel de Paris, dans un délai de 10 jours suivant la notification de la décision.
À noter
Devant la chambre de l’application des peines, il est nécessaire d’être assisté d’un avocat.