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Publié le – Mis à jour le
Les dégâts occasionnés par les catastrophes naturelles ne sont pas assurables de façon traditionnelle. Les personnes sinistrées peuvent sous certaines conditions bénéficier d’une indemnisation dans le cadre de la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
1️⃣ Les personnes sinistrées doivent :
2️⃣ La Préfecture adresse cette demande au ministère de l’intérieur, accompagnée d’éléments techniques.
3️⃣ Une commission interministérielle émet un avis favorable ou défavorable à la demande.
4️⃣ Le ministre de l’Intérieur accorde ou refuse la reconnaissance sollicitée de l’état de catastrophe naturelle. Un arrêté interministériel est alors publié au Journal Officiel.
4️⃣ Cette décision est ensuite notifiée par le Préfet à la commune demandeuse.
Si l’état de catastrophe naturelle est reconnu, le maire doit informer sans délai ses administrés qui disposent de 10 jours à compter de la date de publication de l’arrêté interministériel au Journal Officiel pour contacter leur assurance.
Toute personne physique ou morale (y compris les collectivités territoriales), qui a souscrit un contrat d’assurance couvrant les risques incendie, dommages aux biens (meubles, vêtements, véhicules terrestres à moteur…) ou perte d’exploitation.
Cette procédure ne concerne pas :
Sont également exclus :
Les sinistrés doivent immédiatement signaler le sinistre à la mairie afin de déclencher la procédure de constatation de l’état de catastrophe naturelle et déclarer à leur assureur la nature des dommages subis.
Dès qu’une catastrophe naturelle au sens de la définition ci-dessus se produit, le maire doit signaler aux sinistrés qu’ils doivent déclarer les dommages subis à leur assureur (comme lors d’un sinistre classique)
Suite aux signalements effectués en mairie, le service référent (service Environnement) dépose une demande auprès des services de l’Etat par voie dématérialisée sur une plateforme dédiée. Le dossier est instruit par le service interministériel de défense et de protection civile (SIDPC) de la préfecture des Hauts-de Seine qui, après avoir collecté l’ensemble des rapports nécessaires à l’analyse du dossier (rapports météo, DREAL, DDT…) l’adresse au ministère de l’intérieur.
Le dossier constitué est soumis à l’examen d’une commission interministérielle. Celle-ci se réunit mensuellement et exceptionnellement en tant que de besoin.
Trois cas sont à envisager :
La garantie ne peut être mise en jeu qu’après publication au Journal Officiel de la République Française de l’arrêté interministériel ayant constaté l’état de catastrophe naturelle. Cet arrêté détermine les zones et les périodes où se situe la catastrophe ainsi que l’agent naturel qui en est la cause.
Après publication au Journal Officiel de l’arrêté interministériel reconnaissant l’état de catastrophe naturelle, l’indemnisation est effectuée par l’assureur du propriétaire du bien. Elle intervient dans la limite des garanties souscrites, uniquement pour les biens couverts par le contrat “dommages aux biens”.
Les obligations : Les assurés disposent d’un délai de 10 jours au maximum après publication de l’arrêté pour faire parvenir à leur compagnie d’assurance un état estimatif des dégâts ou de leurs pertes.
Les délais : Sauf cas de force majeure, les assureurs ont l’obligation d’indemniser les personnes sinistrées dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle leur a été remis l’état estimatif des dommages et pertes subis, ou bien, si elle est plus tardive, à compter de la date de publication de l’arrêté interministériel.
Si votre commune est reconnue en état de catastrophe naturelle, vous devez déclarer le sinistre, par courrier recommandé avec accusé de réception, à votre assurance dans les 10 jours qui suivent la publication de l’arrêté au journal officiel.
Vous pouvez éventuellement joindre des photos à votre déclaration. Vous pouvez aussi faire établir un constat d’huissier attestant de l’ensemble des dommages.
Plusieurs cas de réponses sont possibles :
L’expert doit déterminer la réalité du lien entre vos désordres et la catastrophe naturelle survenue. Lorsque la sécheresse est le phénomène impliqué, il peut par exemple demander la réalisation d’une étude de sol par un cabinet géotechnique. Cette étude est généralement prise en charge par l’assurance.
Après ou pendant l’analyse des désordres, et si l’origine du sinistre semble liée à la catastrophe survenue, il consulte des entreprises spécialisées pour évaluer le montant des travaux de réparation.
L’expert rédige ensuite un rapport d’expertise comprenant ses constatations, son avis sur les désordres ainsi que les études techniques et devis relatifs à la réparation de votre habitation. Puis le rapport est transmis par l’expert à votre assureur.
L’assurance peut refuser de vous indemniser si, au vu du rapport de l’expert, elle estime que le sinistre n’est pas lié à la catastrophe naturelle survenue. Le dommage doit être «direct» c’est-à-dire découlant exclusivement d’un agent naturel d’intensité anormale sur un bien assuré.
Si l’assureur accepte de prendre en charge les travaux, il vous adresse une proposition d’indemnisation basée sur les devis dont il dispose. Si vous acceptez la proposition, deux possibilités s’offrent à vous. Soit l’assureur vous verse le montant de l’indemnité, charge à vous de faire réaliser les travaux. Soit vous déléguez à votre assureur le soin de régler directement les entreprises (procédure de la délégation de paiement).
Une franchise sera appliquée par l’assureur sur le montant de l’indemnisation (en général pour le premier désordre: 1520€)
Vous êtes concerné par des dommages matériels en lien avec un phénomène naturel couvert par la garantie catastrophe naturelle ? Vous pouvez effectuer une demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle auprès du service Environnement en remplissant le formulaire
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