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Non dangereux pour l’homme, le phénomène de retrait-gonflement des argiles est désormais bien connu des géotechniciens en raison des pressions qu’il impose au bâti. Pris en charge depuis 1989 par le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles, il en représente le deuxième poste d’indemnisation (au premier rang figurent les inondations). La grande majorité des sinistres concerne les maisons individuelles.
Les terrains argileux superficiels peuvent voir leur volume varier à la suite d’une modification de leur teneur en eau, en lien avec les conditions météorologiques. Ils se « rétractent » lors des périodes de sécheresse (phénomène de « retrait ») et gonflent au retour des pluies lorsqu’ils sont de nouveau hydratés (phénomène de « gonflement »). Ces variations sont lentes, mais elles peuvent atteindre une amplitude assez importante pour endommager les bâtiments localisés sur ces terrains.
Les mouvements de terrain induits par le retrait et le gonflement des argiles se traduisent principalement par des fissurations en façade des habitations, souvent obliques, et passant par les points de faiblesse que constituent les ouvertures.
Les désordres se manifestent aussi par des décollements entre éléments jointifs (garages, perrons, terrasses), ainsi que par une distorsion des portes et fenêtres, une dislocation des dallages et des cloisons et, parfois, la rupture de canalisations enterrées (ce qui vient aggraver les désordres car les fuites d’eau qui en résultent provoquent des gonflements localisés).
Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est directement lié aux conditions météorologiques et notamment au manque de précipitations. Ce risque est identifié depuis les années 1950.
La construction sur des sols argileux n’est pas impossible. En effet, des mesures préventives simples peuvent être prises afin de construire une maison en toute sécurité.
La prise en compte de la sensibilité du sol au phénomène de retrait-gonflement est essentielle pour maîtriser le risque. C’est le sens des dispositions de la loi ELAN qui prévoit la réalisation d’études géotechniques pour identifier avant construction la présence éventuelle d’argile gonflante au droit de la parcelle.
Si vous êtes concernés par l’apparition de fissures dans votre maison ou d’autres dommages que vous considérez en lien avec ce phénomène, vous pouvez effectuer une demande de reconnaissance de l’Etat de catastrophe naturelle auprès du service Environnement en remplissant le formulaire
L’arrêté ministériel du 22 juillet 2020 définit le contenu des études géotechniques à réaliser dans les zones exposées au phénomène de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
Arrêté du 20 avril 2021 portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle
Arrêté du 18 juin 2019 portant sur la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle
Arrêté du 7 juillet 2020 portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle
Dispositif d’indemnisation dans le cas de catastrophes naturelles