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Avec l’arrivée des beaux jours, même les cyclistes les moins téméraires ressortent leur vélo et la qualité des infrastructures redevient un sujet central. Le baromètre vélo de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), réalisé auprès de 600 participants au printemps dernier, dresse un bilan globalement positif : l’offre de stationnement, les services, la généralisation des doubles sens cyclables et les itinéraires proposés sont bien notés. En revanche, l’état de certaines chaussées (par exemple l’avenue Albert-Ier) est pointé du doigt, notamment après les effets du gel hivernal. « Nous agissons pour prendre en compte ces pistes d’amélioration et travaillons au développement de solutions pour une meilleure circulation à vélo », affirme Stéphane Coulon, chef du service Mobilités et Stationnement et lui-même adepte de la petite reine.
Plusieurs aménagements, qui devraient répondre au moins en partie aux attentes des cyclistes, sont annoncés. « Ces routes sont départementales : leur aménagement relève donc de la compétence du conseil départemental, rappelle Stéphane Coulon. De son côté, la Ville prévoit la création d’une piste cyclable à double sens au sein de l’écoquartier, rue Gallieni, pour desservir la future gare de métro de la ligne 15. Elle poursuit également son travail en faveur des mobilités douces sur les voies communales, dont 83 % sont aujourd’hui en zone apaisée. »
Par « zone apaisée », il faut entendre les zones 30, où la vitesse est limitée à 30 km/h, et les zones de rencontre, où les piétons sont prioritaires et où le vélo arrive en deuxième position dans l’ordre des priorités. À cela s’ajoute le double sens cyclable : ces rues normalement en sens interdit pour les voitures mais ouvertes aux cyclistes grâce à une signalisation spécifique – un panonceau « sauf vélo » placé sous le panneau d’interdiction.
2,5km
de pistes et bandes cyclables sur les avenues Paul Doumer et Napoléon Bonaparte en parallèle du chantier du tramway
2,5km
de piste cyclable pour remplacer l’ancienne « Coronapiste » avenue de Colmar, avec une largeur portée de 3,5 à 4,5 m (travaux à partir de septembre 2026)
1,2km
de piste cyclable entre la caserne Guynemer et le Boulevard Richelieu
Pistes ou bandes cyclables : comment faire la différence ?
Sur la voirie, tout dépend de la configuration des axes. Les bandes cyclables sont tracées directement sur la chaussée, comme un couloir dédié, généralement utilisé lorsque la voie est trop étroite pour accueillir une piste séparée. Contrairement aux pistes cyclables – où le cycliste perd souvent la priorité à chaque intersection –, les usagers circulant sur une bande cyclable conservent en principe la même priorité que les autres véhicules. Résultat : des déplacements plus fluides et moins d’arrêts.
La piste cyclable, elle, est physiquement séparée de la chaussée et donc du trafic motorisé. Une solution plus sécurisante, notamment pour les cyclistes les moins expérimentés. Si l’on additionne les 3,7 km de voies cyclables existantes aux 6,2 km d’aménagements en projet (pistes et bandes confondues), ce sont près de 10 km de voies urbaines qui seront bientôt accessibles aux cyclistes en toute sécurité. La cartographie complète de ces aménagements est consultable sur l’application Vivre à Rueil ainsi que sur le site villederueil.fr.
La Ville ne s’arrête pas là. En octobre dernier, elle a réalisé sa première « chaussée à voie centrale banalisée », plus connue sous le nom de « chaucidou », rue Lionel-Terray, dans le cadre de la réfection de la chaussée et des places de stationnement. Le « chaucidou » constitue une alternative pertinente à la piste cyclable classique lorsque la largeur de la voie ne permet pas d’en créer une – une situation fréquente dans les rues de Rueil-Malmaison. Cette chaussée à voie centrale banalisée est conçue pour favoriser la cohabitation entre cyclistes et automobilistes : un marquage au sol spécifique permet de délimiter des espaces latéraux pour les vélos, tout en maintenant une voie centrale partagée pour les véhicules motorisés, qui doivent se déporter en cas de croisement.
« Les retours que nous avons sont positifs », nous dit le service Mobilité et Stationnement, qui précise que d’autres aménagements de type « chaucidou » devraient voir le jour à l’avenir. C’est également le cas des « vélos-rues », ces rues étroites et en sens unique où les cyclistes sont prioritaires. Les véhicules motorisés y sont autorisés, mais avec une vitesse limitée et une interdiction de doubler les cyclistes. Pour l’instant, il existe deux vélos-rues : rue Eugène-Labiche et rue des Hauts-Fresnays. « Chaucidou » et « vélos-rues » représentent actuellement 1,6 km de voies cyclables apaisées.
Aménager des pistes ou des bandes cyclables n’est pas possible partout. Aussi, le service Équipement urbain envisage, dès que cela est possible, la pose de plateaux surélevés pour reduire la vitesse des voitures sur les axes les plus passants et assurer la sécurité des cyclistes.
L’offre de stationnement est l’un des points positifs du baromètre vélo. La Ville compte un grand parking à vélos de 400 places au Mobipôle, gratuit pour les détenteurs du pass Navigo. À celui-ci s’ajoutent deux parkings de 50 attaches-vélos chacun, gérés en régie : avenue de Seine (sur le parking de l’église Sainte-Thérèse) et au parking Deux-Gares (à Rueil-sur-Seine). Le réseau Vélib’ (vélos en libre-service), avec ses 10 stations aux quatre coins de la ville, est très apprécié. La plus utilisée, à 25 %, est sans surprise celle de la gare RER, qui favorise l’intermodalité. En 2025, on comptait parmi les Rueillois 970 abonnés Vélib’, contre 800 en 2022 !
Même la principale association de cyclistes, Rueil à Vélo, affiche une année record, avec 119 adhérents en 2025. Il est clair que le nombre de cyclistes, propriétaires ou locataires de vélos musculaires ou à assistance électrique (VAE), ne cesse d’augmenter. « L’aide pour l’achat d’un VAE, qui peut aller jusqu’à 500 €, existe depuis 10 ans maintenant. Ces dernières années, nous avons financé une moyenne de 380 dossiers par an. Et on constate qu’une bonne partie de la population utilise le vélo. L’engouement est réel ! », conclut Stéphane Coulon. Il est vrai que, vu la topographie de la ville, le vélo à assistance électrique est le bienvenu, surtout si on veut éviter d’arriver en sueur sur son lieu de destination !
QUAND ON PARTAIT SUR LES CHEMINS…À BICYCLETTE
Il ne faudrait pas oublier nos amis cyclistes du dimanche, ceux pour qui le vélo est un loisir et un mode de transport à la fois. Le seul qui permette de vraiment profiter du paysage. Il y a aussi ces petits chemins où les bus, voitures et motos sont absents, comme les bords de Seine ou encore la montée vers le bois de Saint-Cucufa. Pour vous faire découvrir toutes ces possibilités de balades, l’office de tourisme de Rueil propose des circuits balisés et des itinéraires pour profiter des zones les plus vertes de la ville.
IMPORTANT : pour rouler en toute sécurité, le vélo doit être éclairé à l’avant et à l’arrière. Pour être vu la nuit, le cycliste doit porter des habits
réfléchissants, oublier son portable ou tout dispositif susceptible d’émettre un son, et tendre son bras dès qu’il tourne à droite ou à gauche. Enfin, si le port du casque n’est pas obligatoire pour les cyclistes de plus de 12 ans, il est vivement recommandé pour éviter tout risque de traumatisme crânien.