Mobilités et transports, Vie quotidienne : PRIORITÉ AUX VÉLOS !

Des rues (presque) transformées en pistes cyclables ? C’est la promesse de ces deux « vélorues » dont Rueil lance l’expérience. Encore peu nombreuses, elles devraient se multiplier un peu partout ces prochaines années. Leur but ? Mieux protéger les cyclistes. Comment ? ▶ Anna-Maria Conté

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Vélorue illutsration

Patienter derrière le vélo

De quoi s’agit-il ? « C’est une rue, souvent étroite, où la priorité est donnée aux cyclistes, qui peuvent circuler au milieu de la voie ou à deux de front,
Les véhicules motorisés n’y sont pas interdits mais les conducteurs doivent patienter derrière le vélo et ne doubler que lorsque c’est vraiment
possible ! » Un peu comme dans les rues piétonnisées, on inverse les priorités : les automobiles sont obligées de réduire leur vitesse à celle des cyclistes.

Répandu en Europe du Nord

Relativement nouveau, ce concept nous vient d’Allemagne (Fahrradstrasse), où il a été inventé dans les années 80. Depuis, il s’est répandu en Europe du Nord, notamment aux Pays-Bas et au Danemark. En France, c’est en 2017 à Strasbourg qu’il a d’abord été expérimenté. Depuis, on l’a vu se développer dans plusieurs villes, parallèlement à la prolifération des « petites reines » en milieu urbain. « À Rueil, nous avions prévu la création de ces “vélorues” dans le plan vélo (lire encadré). Le maire avait donné son accord pour leur expérimentation. Leur mise en place aujourd’hui rues des Hauts Fresnays et Eugène-Labiche est l’aboutissement de deux ans de travail en concertation avec les associations de cyclistes. »

Circuler au milieu de la chaussée

Sur 500 mètres, depuis la rue des Hêtres jusqu’au chemin de la Grille verte, et sur 750 mètres, depuis la rue Masséna jusqu’à la rue Jean-Bourguignon, les cyclistes sont désormais chez eux, autorisés à circuler au milieu de la chaussée. « Ces deux voies n’ont pas été choisies au hasard, indique Stéphane Coulon, chef du service Mobilité et Équipement urbain. En effet, elles proposent un itinéraire alternatif et sécurisé aux grands axes de circulation– avenue de la Châtaigneraie et boulevard Richelieu –, bien occupés par les voitures et les bus mais qui sont trop étroits pour permettre
la création de pistes cyclables. » Le processus est enclenché. À l’issue de cette première expérimentation, d’autres rues secondaires et pavillonnaires pourront aussi devenir des « vélorues ». Une initiative qui, tout compte fait, pourrait convenir à tout le monde, notamment aux riverains !