La franchise en base de TVA est un régime allégé qui s’applique en général de manière automatique à toute micro-entreprise dès sa création, jusqu’à ce qu’elle opte pour un régime réel de TVA ou dépasse les seuils de chiffres d’affaires applicables.
Seuils à respecter
Le régime de la franchise s’applique à la micro-entreprise au 1er janvier d’une année N lorsque son CAHT réalisé en N-1 n’a pas dépassé 37 500 € (pour les prestations de services) ou 85 000 € (pour les activités de commerce, de restauration et d’hébergement hors meublés).
La micro-entreprise peut également perdre le bénéfice de la franchise en base en cours d’année si le CAHT réalisé depuis le 1er janvier de cette année a dépassé le seuil majoré. Il en existe un pour chaque type d’activité :
Seuil majoré pour les pour les prestations de services : 41 250 €
Seuil majoré pour les activités de commerce, de restauration et d’hébergement hors meublés : 93 500 €
En cas de dépassement d’un seuil majoré, la micro-entreprise bascule dans un régime réel de TVA à compter du jour du dépassement du seuil.
Caractéristiques de la franchise en base de TVA
Lorsqu’elle est soumise à la franchise en base de TVA, la micro-entreprise est exonérée de TVA (elle reste assujettie à la TVA mais sans en être redevable).
Elle ne facture donc pas la TVA lorsqu’elle vend un bien ou une prestation et n’a aucune obligation de déposer une déclaration fiscale de TVA.
En revanche, elle ne peut pas récupérer la TVA qui lui a été facturée lors de ses achats (absence de droit à déduction).
Mention obligatoire
La micro-entreprise soumise à la franchise en base de TVA a l’obligation d’afficher sur ses factures la mention obligatoire suivante : «TVA non applicable – article 293 B du CGI »
À noter
À compter du 1er septembre 2026, la mention « TVA non applicable, art. 293 B du code général des impôts (CGI) » devra être remplacée par « TVA non applicable, art. L. 223 et s. du code des impositions sur les biens et services (CIBS) ». Ce changement résulte de la recodification des règles de TVA dans un nouveau code dédié. Il est recommandé d’anticiper cette évolution, notamment en adaptant dès que possible les modèles de factures.
Toutefois, une période de tolérance est admise jusqu’au 31 décembre 2027 pendant laquelle l’utilisation de la référence à l’article 293 B du CGI reste acceptée sur les factures et les documents commerciaux, malgré l’entrée en vigueur du CIBS.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les fiches Franchise en base de TVA ou Déclarer et payer la TVA.
À noter
Pour l’année 2026, les seuils de franchise en base de TVA française applicables restent inchangés.
La proposition issue de la loi de finances pour 2025 visant à instaurer un seuil unique de franchise en base de TVA de 25 000 € a été abandonnée.
Lorsqu’une micro-entreprise est soumise au régime réel simplifié de TVA, elle est redevable de la TVA. Contrairement au régime de franchise en base de TVA, cela signifie qu’elle n’en est plus exonérée. Ce régime oblige le micro-entrepreneur à respecter certaines règles : facturation de la TVA, collecte de la taxe et reversement à l’administration fiscale, déclaration annuelle de TVA…
En contrepartie, l’entreprise soumise à un régime réel de TVA (et donc redevable de cette taxe) peut par exemple déduire la TVA qu’elle a payée lors de ses achats professionnels.
Au 1er janvier 2026, la micro-entreprise peut être soumise au régime réel simplifié de TVA si elle respecte les deux seuils suivants :
Seuils de chiffres d’affaires
Son chiffre d’affaires HT réalisé en N-1 doit se situer :
En dessous du seuil inférieur, la franchise en base de TVA est applicable, et au-dessus du seuil supérieur, l’entreprise sort du régime de la micro-entreprise.
Seuil concernant le montant de la TVA due
Le montant annuel de TVA dont elle est redevable au titre de l’année précédente doit être inférieur à 15 000 € .
Au-delà de ce montant, l’entreprise bascule dans le régime réel normal de TVA.
À noter
Même lorsque le CA ou le montant de TVA sont inférieurs aux seuils du régime réel simplifié, le micro-entrepreneur peut opter pour le régime réel de son choix (simplifié ou normal).
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche Déclarer et payer la TVA.
Lorsqu’une micro-entreprise est soumise au régime réel normal de TVA, elle est redevable de la TVA. Contrairement au régime de franchise en base de TVA, cela signifie qu’elle n’en est plus exonérée. Ce régime oblige le micro-entrepreneur à respecter certaines règles : facturation de la TVA, collecte de la taxe et reversement à l’administration fiscale, déclarations mensuelles (ou parfois trimestrielles) et annuelles de TVA, etc.
En contrepartie, l’entreprise soumise à un régime réel de TVA (et donc redevable de cette taxe) peut par exemple déduire la TVA qu’elle a payée lors de ses achats professionnels.
La micro-entreprise peut basculer dans le régime réel normal de TVA si elle remplit au moins l’une des trois conditions suivantes :
Le montant annuel de TVA dont elle est redevable au titre de l’année précédente est supérieur à 15 000 € (dans l’hypothèse où la micro-entreprise était déjà soumise au régime simplifié de TVA l’année précédente).
Elle est assujettie au régime réel simplifié de TVA et a réalisé au moins une acquisition intracommunautaire (AIC) au cours de l’année.
Elle décide d’opter pour ce régime (qu’elle soit en franchise en base de TVA ou déjà au régime simplifié de TVA).
Dans ces trois cas, la micro-entreprise bascule dans le régime réel normal de TVA.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche Déclarer et payer la TVA.