La victime dispose de plusieurs actions.
Résolution à l’amiable du contrat
Le contrat peut être annulé pour vice de consentement.
La demande d’annulation peut être faite sur papier libre en suivant un modèle :
Demander l’annulation d’une vente à domicile pour abus de faiblesse ou abus d’ignorance
La demande peut être adressée au professionnel concerné.
Si l’annulation de l’acte est demandé, la victime doit apporter la preuve de l’abus de faiblesse ou de l’abus d’ignorance, par tout moyen. Par exemple, cela peut être un certificat médical indiquant sa vulnérabilité au jour de l’engagement contractuel.
La victime peut demander l’annulation du contrat frauduleux et la restitution de la somme d’argent versée. Elle peut aussi demander des dommages-intérêts en réparation de son préjudice.
À noter
À partir du jugement de curatelle, tutelle…, il peut y avoir une demande en annulation ou en réduction des actes passés par le majeur. Cela est possible seulement si un contrat ou un document abusif a été signé par le majeur, dans un délai de 2 ans maximum avant le jugement de protection.
La victime a 5 ans pour demander la nullité de l’acte contesté.
En cas de décès de la victime, l’action peut être engagée par ses héritiers seulement si le préjudice de la victime était existant avant son décès.
Si la victime est mineure au moment des faits, le délai de 5 ans court à compter de sa majorité.
Si la victime est un majeur protégé, la prescription de 5 ans court à compter du jugement qui décide de la mesure de tutelle ou de curatelle.
Résolution judiciaire du contrat
La victime peut saisir le tribunal judiciaire pour demander la résolution judiciaire du contrat.
Elle peut également demander des dommages et intérêts.
Elle doit prouver que l’abus commis par l’auteur ainsi que ses conséquences sont intentionnels et qu’il connait sa vulnérabilité.
Devant le tribunal judiciaire, la victime doit être représentée par un avocat sauf dans certains cas.
Elle doit saisir le tribunal par assignation ou par requête.
Dépôt de plainte
La victime peut déposer plainte pour ces faits.
Si la victime est mineure, elle peut faire cette démarche seule ou en étant accompagnée de ses parents.
Si la victime est sous tutelle, c’est le tuteur qui porte plainte en son nom.
Si la victime est sous curatelle, le curateur l’assiste.
La plainte doit être déposée dans un délai de 6 ans à compter du jour où les faits ont été commis.
Si les faits ont été répétés par l’auteur, c’est le dernier acte commis qui fera commencer le délai.
Si les faits ont été cachés par l’auteur, c’est une cause d’allongement du délai qui ne peut dépasser 12 ans à partir de la commission des faits.
La victime (ou son représentant) peut demander la réparation de son préjudice. Pour cela, elle doit se constituer partie civile au cours de la procédure et ce jusqu’à l’audience.
Elle peut demander réparation d’un ou plusieurs des préjudices suivants :
Montant du prix du bien ou de l’argent détourné
Dommages et intérêts pour la privation de l’objet et pour préjudice moral
Somme pour couvrir le montant des frais engagés pour le procès.
Si la victime se constitue partie civile, elle doit chiffrer ses demandes.