Il existe 2 types de délégation : la délégation-partage et la délégation-transfert.
Le juge aux affaires familiales décide du type de délégation en fonction de la demande qui lui est faite, de la capacité du ou des parents ou du tiers délégataire dans l’éducation de l’enfant.
La délégation-partage entraîne la prise de décisions communes par le ou les parents et le tiers délégataire.
Les actes usuels de la vie quotidienne du mineur (visite chez le médecin, inscription à l’école…) sont effectués par le ou les parents ou le tiers délégataire.
Pour les actes importants (orientation scolaire, diffusion de photos de l’enfant sur les réseaux sociaux…), un accord entre le ou les parents et le tiers délégataire doit être trouvé.
Le tiers délégataire n’est pas responsable des actes de l’enfant. Ce sont les parents (ou le parent) qui restent responsables de leur enfant.
Le tiers délégataire n’est pas obligé de contribuer à l’entretien et à l’éducation de l’enfant, c’est-à-dire de payer pour les frais de l’enfant.
À savoir
La délégation-partage permet à l’un des parents d’exercer son autorité parentale conjointement avec son nouvel époux, partenaire de Pacs ou concubin.
La délégation-transfert implique que l’autorité parentale soit transférée partiellement ou totalement au tiers délégataire.
Elle prive le ou les parents de pouvoir prendre certaines décisions pour l’enfant.
Dans le cas d’une délégation-transfert totale, c’est le tiers délégataire qui prend toutes les décisions concernant l’enfant pour les actes usuels et non usuels.
Dans le cas d’une délégation-transfert partielle, le ou les parents et le tiers délégataire agissent chacun dans les domaines prévus par la décision du Jaf .
En cas de délégation totale :
Le tiers délégataire prend seul les décisions concernant les actes usuels ou non-usuels
Le tiers délégataire est civilement responsable de l’enfant
Le tiers délégataire doit subvenir aux besoins de l’enfant
Le ou les parents ne peuvent pas bénéficier d’un droit de visite et/ou d’hébergement.
En cas de délégation partielle :
Le droit de consentir à l’adoption du mineur ne peut jamais être délégué. Seuls les parents peuvent consentir à l’adoption de leur enfant.
À savoir
En cas de restitution de l’enfant à son ou ses parents, le délégataire peut demander le remboursement de tout ou partie des frais engagés aux parents.