Un contrôle d’identité peut avoir lieu à toute heure et quel que soit le comportement de la personne contrôlée (qu’elle soit suspecte ou non), dans le but de lutter certaines infractions, notamment les suivantes :
Blanchiment d’argent
Meurtre commis en bande organisée
Meurtre ou viol commis alors que l’auteur des faits n’a pas encore été jugé pour un autre meurtre ou un autre viol
Actes de torture et de barbarie commis en bande organisée
Trafic de drogues
Enlèvement et séquestration
Traite des êtres humains
Proxénétisme aggravé (par exemple, proxénétisme sur mineur ou en bande organisée)
Vol commis en bande organisée
Extorsion
Escroquerie en bande organisée
Recel.
Le contrôle peut avoir lieu dans les zones suivantes :
Zone située à moins de 40 km d’une frontière française avec un autre état de l’espace Schengen
Autoroute, aire de repos et de stationnement d’une zone frontalière ou côtière française, les contrôles pouvant continuer jusqu’au premier péage situé au-delà 40 km de cette zone
Zone située à moins de 40 km du littoral français
Zone maritime située à 12 000 marins (environ 22 km) du littoral français
À bord d’un train faisant une liaison internationale, sur la portion du trajet située entre l’une des frontières françaises et le 1er arrêt au-delà des 40 km de la frontière (voire de 90 km dans certaines situations particulières)
Ports, aéroports, gares internationaux désignés par le ministre de l’Intérieur et le ministre chargé des douanes, et zone à proximité.
Le contrôle peut durer au maximum 12 heures de suite dans un même lieu. Au bout de la 1ère heure de contrôle, le procureur de la République doit en être informé.
À noter
Il ne peut pas s’agir d’un contrôle systématique de personnes : les autorités ne contrôlent pas forcément toutes les personnes se trouvant dans le lieu concerné.
Si une infraction est découverte, un procès-verbal mentionnant les heures de début et de fin du contrôle, est établi. Un exemplaire est remis à la personne contrôlée. Un autre est remis au procureur de la République.