En résumé
Les cotisations sociales servent à financer la protection sociale : assurance maladie, prestations familiales, chômage, retraite, etc.
Elles sont versées par les entreprises auprès de l’ Urssaf ou de la MSA (pour les professions agricoles), et permettent au salarié de bénéficier d’une protection sociale.
C’est l’employeur qui calcule et déclare l’ensemble des cotisations sociales de chacun de ses salariés.
Ces cotisations sociales comportent une part patronale, à la charge de l’employeur et une part salariale, à la charge du salarié :
La part patronale est supportée directement par l’employeur. Elle n’affecte pas le salaire brut du salarié, mais s’ajoute au coût total du travail.
La part salariale est une somme qui est précomptée, déduite du salaire brut, avant le versement du salaire. Le salarié perçoit le salaire net, après cette déduction.
Certaines cotisations comportent une part patronale et une part salariale. D’autres comportent uniquement une part patronale ou une part salariale (par exemple : la cotisation maladie comprend uniquement une part patronale).
En savoir plus sur les parts patronale et salariale des cotisations sociales
Les cotisations à la charge uniquement de l’employeur sont notamment les suivantes :
Cotisation d’allocations familiales
Contribution d’assurance chômage qui finance les prestations chômage
Cotisations de sécurité sociale qui couvrent l’assurance maladie, la maternité, l’invalidité et le décès
Contribution solidarité autonomie (CSA)
Cotisation d’accidents du travail
Versement au Fonds national d’aide au logement (Fnal)
Cotisation AGS
Forfait social
Les prélèvements sociaux destinés au financement de la Sécurité sociale sont supportés uniquement par le salarié :
Les cotisations suivantes comportent à la fois une part patronale et une part salariale :
Cotisation de sécurité sociale qui couvre l’assurance vieillesse de base (retraite du régime général ou du régime de protection sociale agricole)
Cotisation de retraite complémentaire (obligatoire), qui est reversée aux caisses Arrco (pour tous les salariés cadres et non-cadres du secteur privé) et Agirc (en supplément pour le personnel cadre), avec les taux suivants : 60 % par l’employeur et 40 % par le salarié
Cotisation (pour les cadres uniquement)
Les contributions sociales constituent une forme d’impôts destinés à financer le système de protection sociale. C’est le cas de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) et de la Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale (CRDS).
Principe général de calcul
Elles sont calculées en pourcentage du salaire.
Des taux différents correspondent à chacune des cotisations (maladie, vieillesse, chômage, etc.). Ils sont fixés par décret.
La base du calcul peut-être une partie ou l’ensemble des rémunérations du salarié pour son travail accompli.
Le montant de la cotisation est le produit d’une multiplication : le montant de la rémunération (appelée aussi base de calcul ou assiette) multiplié par le taux en vigueur.
Exemple
Concernant l’assurance vieillesse pour les droits à la retraite, le taux de cotisation s’applique seulement à la partie de la rémunération située en-dessous d’un plafond. Ce plafond s’appelle le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS). Son montant est fixé tous les 1er janvier. En 2026 par exemple, le montant mensuel de ce plafond s’élève à 4 005 € .
Paiement (versement) des cotisations
L’employeur effectue les versements, c’est-à-dire le paiement des cotisations auprès de l’ Urssaf (cas général) ou de la MSA (s’il s’agit d’une activité agricole). Il retient et reverse la part salariale, puis verse directement la part patronale.
Le paiement des cotisations permet aux salariés de bénéficier des prestations de protection sociale. Par exemple, un salarié malade pour lequel l’employeur est à jour du versement des cotisations précomptées sur son salaire, ouvre droit au remboursement de ses frais de santé et au versement d’indemnités journalières.
À noter
La protection sociale de la plupart des salariés et des travailleurs indépendants (artisans, commerçants et libéraux non réglementés installés à partir de 2019) est assurée par le régime général de la sécurité sociale. Quant aux professions libérales règlementées, elles sont assurées par des caisses de sécurité sociales spécifiques que sont la Cipav et la Cnavpl .