De l’IFP à l’IFPEN : 80 ans d’excellence

L’IFP Énergies Nouvelles (IFPEN), appelé auparavant l’Institut français du pétrole (IFP), s’est
installé sur notre commune en 1946. Un choix motivé par son développement, qui s’est avéré
gagnant. Ces 80 dernières années, l’IFPEN a non seulement connu un essor considérable mais
aussi contribué à celui de la ville par ses créations d’emplois et sa notoriété internationale.

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Recherche, formation, documentation : quand l’Institut français du siens sont devenus trop exigus pour l’exercice de ses missions. Le choix se porte sur une propriété située à Rueil-Malmaison, entre la rue Messire-Aubin et l’avenue de Bois-Préau. L’acquisition se fait en 1946. L’IFP y emménage avec 315 salariés. Le site, qui a fait partie du domaine de Bois-Préau, compte un parc de 6 hectares planté d’arbres centenaires et une demeure du XVIIIe siècle appelée le « château ».

Cette partie historique est transformée pour accueillir les deux écoles qui sont rattachées à l’IFP : l’École nationale supérieure du pétrole (ENSP, créée en 1924) et l’École nationale des moteurs (ENM, créée en 1936). Elles y font leur rentrée dès 1947. La même année sont ajoutés cinq bâtiments dédiés à la recherche : sédimentation, physico-chimie des gisements, chimie organique fondamentale, physique appliquée et recherche appliquée.

LES RELATIONS AVEC L’ÉTRANGER

L’IFP est inauguré officiellement le 17 juin 1950, en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Jean-Marie Louvel. En 1952, une nouvelle construction est attachée au « château ».

Mais en 1955, le succès international de l’entreprise nécessite encore un agrandissement. L’IFP achète alors trois propriétés (18 000 m2) dans l’ancien domaine de Malmaison, entre la rue de l’Est et l’avenue de Bois-Préau. Deux bâtiments y sont édifiés pour l’École nationale du pétrole et des moteurs (ENSPM), née de la fusion en 1954 des deux anciens établissements. L’entreprise acquiert aussi une propriété de 20 000 m2 au 318 avenue Napoléon-Bonaparte. L’IFP poursuit ainsi son développement.

En 1958, elle célèbre son 100e brevet et crée la société Technip, puis la société Procatalyse l’année suivante. Les relations avec l’étranger se multiplient également : avec l’Espagne en 1955, l’Iran en 1956, le Brésil, l’Afghanistan et le Pakistan en 1961, la Bolivie, le Venezuela, l’Équateur et l’Argentine en 1966. Cette année-là, l’effectif atteint 1 539 salariés.

UN CAMPUS MODERNE

Entre-temps, en 1960, l’IFP a acquis une autre propriété historique de Rueil, le pavillon de la Duchesse de Ségovie, infante d’Espagne, datant de 1850 et situé au 228 avenue Napoléon-Bonaparte. C’est là que sera posée, en 1990, la première pierre des bâtiments destinés à la future école de l’IFP, issue de l’ENSPM : l’IFP School, qui ouvre en 1992. Un campus moderne entoure le pavillon de la Duchesse, qui est préservé et restauré. L’IFP School forme, dès lors, nombre d’ingénieurs spécialisés.

Une charte de partenariat est même signée avec les trois lycées de Rueil en 1994. En 1961, l’IFP a également acheté une ancienne propriété rueilloise du XVIIIe siècle, au 37 rue Jean- Le-Coz. Un bâtiment de bureaux, perpendiculaire au pavillon central, est ajouté en 1963. Dans les années 1970, cet ensemble sera cédé à la Ville et deviendra le « pavillon des Jonquilles ».

La force de la présence à Rueil de ce qui est aujourd’hui l’IFPEN réside autant dans son dynamisme économique que dans son souci de préserver des lieux chargés d’histoire, tout en incluant, selon ses besoins, de nouvelles constructions de qualité. Un bel exemple d’harmonie entre futur et passé.

L’IFPEN, UNE INSTITUTION PLUS QUE CENTENAIRE :

Unité de recherche, l’Institut français du pétrole, du carburant et des lubrifiants voit le jour en 1919 à Pechelbronn, dans le Bas-Rhin. Après un transfert à l’université de Strasbourg, elle déménage à Paris en 1944 et prend le nom d’Institut français du pétrole. En 2010, l’IFP change de nom et de statut : devenu établissement public national à caractère industriel et commercial, il conserve « IFP » et y ajoute « Énergies Nouvelles » (IFPEN). L’entreprise s’est en effet tournée vers les nouvelles énergies lors du premier choc pétrolier, en 1973. Ces dernières années, elle a élargi son champ d’étude aux énergies marines, aux technologies de l’environnement et à la gestion des eaux.