Gestion des risques

Dans la continuité des actions menées pour adapter le territoire aux changements climatiques, la Ville travaille à la prévention et à la gestion des risques majeurs naturels ou technologiques afin de préserver le cadre de vie des rueillois.

Un risque majeur est la menace d’un phénomène naturel ou technologique de grande ampleur qui peut avoir des conséquences graves sur les personnes, les biens ou l’environnement.

Qu’est-ce qu’un risque majeur ?

Les différents types de risques auxquels chacun de nous peut être exposé sont regroupés en cinq grandes familles :

  • Les risques naturels : avalanche, feu de forêt, inondation, mouvement de terrain, cyclone, tempête, séisme et éruption volcanique ;
  • Les risques technologiques : industriel, nucléaire, biologique, rupture de barrage et transport de matière dangereuse ;
  • Les risques de transports collectifs ;
  • Les risques liés aux conflits ;
  • Les risques de la vie quotidienne : accidents domestiques, accident de la route, incendie, accident de transport en commun, etc.

Seuls les trois premiers risques (naturels, technologiques et de transports) sont dits « majeurs ».

Deux critères caractérisent le risque majeur :

  • Une faible fréquence : l’homme et la société peuvent être d’autant plus enclins à l’ignorer que les catastrophes sont peu fréquentes ;
  • Une énorme gravité : nombreuses victimes, dommages importants.

Un événement potentiellement dangereux n’est un risque majeur que s’il s’applique à une zone où des enjeux humains, économiques ou environnementaux sont présents.

Gestion des risques majeurs

Une forte volonté politique de prévention des risques anime la municipalité. Différents plans de secours ont été intégrés et participent à la protection de la population et à la préservation de la vie économique. Ces plans sont, entre autres, le Plan de Prévention du Risque Inondation (PPRI) et le Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN).

En juin 2006, la Ville a mis en place un Plan Communal de Sauvegarde (PCS) d'information sur la prévention des risques majeurs. Pour plus d'informations sur le PCS, cliquez ici

Consultez le document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) et le PCS en téléchargement ci-contre.

Le risque d’inondation

Le risque d’inondation sur la commune est lié à la présence de la Seine. Le bassin versant de la Seine, en amont de Rueil-Malmaison, se compose principalement de la Marne, de l’Aube, de l’Yonne et de leurs affluents respectifs.

La Seine est un fleuve à débit régulier, mais un épisode pluvieux prolongé sur l’ensemble du bassin est susceptible d’entraîner une augmentation de débit. Ainsi, alors qu’un débit moyen à Paris est de 400 m3 par seconde, le débit pendant la crue peut être jusqu’à 6 fois plus important. En 1955, il était de 2 250 m3 par seconde.

La crue de 1910 a entraîné la submersion de 200 hectares soit 15% de la superficie du territoire. La totalité des quartiers en bordure de seine furent touchés sur une largeur de 200 m à 1km environ. En 1955, Rueil-Malmaison a quasiment été épargnée grâce à la construction de murettes anti-crue.

L’inondation de 1992 a entraîné la reconnaissance de catastrophe naturelle pour Rueil-Malmaison. Le ruissellement urbain dû à un orage très violent en fut la cause. De même suite à l’orage du 24 avril 2006 qui provoqua des dégâts similaires surtout près du ruisseau.

Les crues de 2016 et 2018 ont été de niveaux équivalents. La crue de 2016 était plus complexe à prévoir car il s’agissait d’un phénomène d’inondation d’été. Des systèmes de barrages avec des sacs et l’utilisation de passerelles métalliques ont permis de gérer la situation et d’éviter une gêne importante pour les riverains.

Quelles mesures prendre en cas d’inondation ?

Pour limiter l’ampleur du phénomène, le bassin de la Seine possède plusieurs barrages en amont de Paris qui jouent un rôle régulateur pendant les crues. Ceux-ci sont gérés par l’Institution interdépartemental des barrages et réservoirs du bassin de la Seine dont le rôle est d’assurer la protection de la région parisienne contre les inondations et le soutien d’un débit suffisant en période de sécheresse.

Quatre grands lacs artificiels retiennent une partie de l’eau pendant les mois où elle abonde et permettent ainsi de réduire l’amplitude des crues. Ils restituent l’eau au fur et à mesure des besoins pendant la période de niveau d’eau minimum. Un système d’alerte permet au moins trois jours avant son arrivée de prévoir la montée des eaux et de prendre les mesures conservatoires et d’urgence prévues dans le Plan Particulier du Risque Inondation et de déclencher le Plan Communal de Sauvegarde. Pour plus d'informations sur le PCS, cliquez ici

La Ville est également dotée d’un dispositif anti-crue comprenant des boudins, des guillotines.

A voir

Pour en savoir plus sur les mesures prises par la Ville, cliquez ici.  

Consultez la cartographie du risque d’inondations de la ville : Plan de prévention des risques de crue et Zones de crues .

Le risque de mouvement de terrain

Le sous-sol de la région parisienne contient en abondance du calcaire, du gypse et de la craie. Ces matériaux ont été exploités depuis l’antiquité jusqu’au 19° siècle à ciel ouvert puis en souterrain. Or, les exploitations souterraines ont été abandonnées sans être complètement remblayées. La présence de ces vides peut poser problème aujourd’hui.

Les principaux risques de notre département sont :

  • Les affaissements (déformation plus ou moins marquée de la topographie) ;
  • Les effondrements suite à la venue à jour d’un « fontis ».

Le « fontis » se crée au cours du temps par un éboulement souterrain qui reste invisible en surface jusqu’au jour où apparaît brutalement une excavation au niveau du sol comme un cratère.

L’eau joue également un rôle important dans le déclenchement des mouvements de terrain, car elle diminue la résistance au frottement et modifie les caractéristiques de certains matériaux. Elle peut également provoquer un affaissement du ciel de la carrière sous l’effet des infiltrations et des alternances de gel et de dégel.

La commune de Rueil-Malmaison est exposée à ce risque sur moins de 5% de sa superficie :

  • Les abords du Mont-Valérien au niveau de la rue des Landes ;
  • Le secteur de la rue du Général Colonieu ;
  • Deux zones dans les environs du Château de Vert Bois ;
  • L’intersection des avenues de Versailles et de l’Empereur ;
  • Les abords de la rue des Clos Beauregards ;
  • Un secteur dans le quartier de l’Hôtel de Ville.

Les risques liés aux transports en commun de personnes et aux transports de matières dangereuses

Le risque de transport de matières dangereuses (TMD) est consécutif à un accident lors du transport par voie routière, ferroviaire, aérienne, fluviale ou par canalisations de matières dangereuses. Il peut entraîner des conséquences graves pour la population, les biens ou l’environnement.

Les produits dangereux peuvent être inflammables, toxiques, explosifs, corrosifs ou radioactifs.

Les principaux risques liés aux TMD sont :

  • L’explosion occasionnée par un choc avec étincelle, par le mélange de produits avec risques de traumatisme direct ou par onde de choc ;
  • L’incendie à la suite d’un choc, d’un échauffement, d’une fuite, avec risque de brûlures et d’asphyxie ;
  • La dispersion dans l’air, l’eau et le sol avec risque d’intoxication par inhalation, par ingestion ou par contact.

A Rueil-Malmaison le risque est lié à la traversée d’axes importants du département qui assurent l’approvisionnement d’établissements industriels implantés sur les communes voisines.