Sommes-nous plus nombreux à Rueil-Malmaison ?

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Si les tendances démographiques de ces dernières années se maintiennent, la population rueilloise comptera environ 88 000 habitants en 2025, lorsque les constructions de nouveaux logements imposés par la loi seront achevées. Comment cette orientation stable s’explique-t-elle ?

Philip Demail

Il est vrai, les chantiers en cours dans Rueil-Malmaison sont nombreux ! Cependant, tous ne sont pas des programmes immobiliers.

Nouveaux et vieux projets

En effet, plusieurs concernent des projets d’aménagement de structures publiques (extension du groupe scolaire Robespierre, complexe sportif de l’Arsenal, maison Giquel et maison Daubigny - qui viennent tout juste de s’achever, collège Marcel-Pagnol…) ou bien la construction ou la requalification de bâtiments de bureaux (Campus Novartis, groupe Danone, tour Albert 1er…). La multiplication des chantiers s’explique également par de vieux projets retardés à cause des recours et qui deviennent aujourd’hui d’actualité.

Une moyenne de 600 logements par an

Côté immeubles d’habitation, afin de respecter la loi (du 3 juin 2010 relative au Grand Paris), notre commune aura dû construire environ 9 000 nouveaux logements entre 2010 et 2025 (soit une moyenne de 600 par an). Or un simple calcul mathématique (en sachant que des études effectuées par l’INSEE établissent à 2, 3 le nombre d’occupants dans chaque logement) évaluerait une augmentation de la population d’un peu plus de 20 000 habitants.

Une population plutôt stable

Et pourtant, la réalité le contredit. Démonstration. Entre 2010 et 2017, la Ville a accordé la construction de 3729 logements. Parallèlement, en 2017, l’INSEE a enregistré une population de 78 195 habitants, soit une stabilité complète par rapport à 2010 (lorsque le même institut indiquait 78 145). Alors, comment ceci s’explique ?

Ces « nouveaux arrivants » sont soit des enfants de familles rueilloises qui s’installent dans leurs propres habitations, soit de « vrais » nouveaux arrivants compensés par les départs et les décès. Donc, si cette logique se confirme, la construction de 5000 logements supplémentaires n’apportera grosso modo pas plus de 6000 nouveaux Rueillois.

Ainsi, l’on peut facilement envisager une stabilité relative de la population dans notre ville autour de 88 000 habitants en 2025 ! Bien sûr, il s’agit de projections, de calculs acceptables pour Rueil, qui est la ville la plus étendue de la première couronne ! L’objectif de la municipalité, est de préserver les équilibres de la Ville, soit 1/3 espaces verts publics, 1/3 pavillonnaires, 1/3 habitations collectives. Rueil attire la convoitise des promoteurs et les Rueillois sont libres de vendre leur pavillons ou terrains.

Attention au démarchage

Plusieurs riverains des rues Gallieni, des Coquelicots et du 18-Juin-1940 ont reçu récemment des courriers et des appels intéressés de la part de promoteurs immobiliers. Prétextant agir pour le compte de la mairie, ils affirmaient qu’un projet de construction était en cours sur le quartier. Faux ! La Ville n’a donné ni mandat ni accord à des promoteurs pour engager la réalisation d’un quelconque programme immobilier sur ce secteur. Certes, les services municipaux étudient actuellement différentes pistes pour faire évoluer ce quartier et embellir la ville. Mais aucune opération n’est à l’ordre du jour.

Toutes les démarches commerciales qui pourraient nuire à la quiétude et à la qualité du cadre de vie des Rueillois sont condamnés par la municipalité. Dans l’éventualité où ces approches mercantiles perdureraient, les Rueillois sont invités à contacter immédiatement la direction de l’Urbanisme et de l’Aménagement.